Le logement pèse moins sur le budget des ménages en 2024 qu’il y a dix ans, sauf pour les plus modestes
Début 2024, en France, les ménages consacrent 16,8 % de leurs revenus à leur résidence principale, après déduction des aides au logement. Ce taux d’effort net a globalement baissé en dix ans (18,3 % début 2014), principalement du fait de la suppression de la taxe d’habitation. Poussé à la hausse par la diminution des aides au logement, il s’est en revanche accru de 1,1 point pour le quart des ménages les plus modestes, pour lesquels il atteint 32,1 %.La part des dépenses consacrées au logement est un peu plus élevée pour les locataires du parc privé (25,4 %) que pour les locataires du parc social (24,0 %) et les propriétaires accédants qui ont des emprunts à rembourser (23,3 %). Elle est nettement moindre pour les propriétaires non accédants (7,4 %). À niveau de revenu donné, les locataires du parc privé consacrent davantage de leur revenu au logement que ceux du parc social, qui sont majoritairement des ménages du quart le plus modeste, alors que ceux du parc privé sont répartis de façon plus égalitaire entre les différents groupes de revenus.Les personnes seules et les familles monoparentales, plus souvent locataires et ayant des revenus relativement plus faibles, font face aux taux d’effort les plus élevés.
