Micro-entrepreneurs immatriculés en 2018 : profils et destins divers sous un régime peu rémunérateur et peu pérenne
Parmi les 400 000 micro-entrepreneurs immatriculés en 2018, six profils se dessinent : les « salariés en activité de complément » (27 % des créations), les « chômeurs » (26 %), les « étudiants » (18 %), les « créateurs hors du marché de l’emploi » (13 %), les « créateurs de la construction » (9 %) et les « entrepreneurs expérimentés » (7 %). Les noms retenus pour désigner chaque profil s’appuient sur les caractéristiques des créateurs qui y sont fortement représentés, sans pour autant que ce profil soit univoque.Le taux de pérennité à 5 ans de l’ensemble des micro-entrepreneurs de 2018 est de 28 %. Il varie de 13 % dans le profil « étudiants » à 37 % dans le profil « créateurs de la construction ». Le chiffre d’affaires moyen des micro-entreprises dont l’activité s’est poursuivie durant 5 ans est de 19 600 euros en 2023. Il va de 15 200 euros pour les « créateurs hors du marché de l’emploi » à 27 600 euros pour les « créateurs de la construction ». Il augmente de 27 % en moyenne entre 2019 et 2023, malgré les difficultés rencontrées lors de la crise sanitaire.Parmi les micro-entrepreneurs encore actifs fin 2023, environ trois sur dix exercent une activité rémunérée en parallèle en 2023, la même proportion qu’à l’immatriculation. Cela concerne moins de 20 % des « créateurs de la construction » et des « créateurs hors du marché de l’emploi », mais encore la moitié des « salariés en activité de complément ».
